Nos conférences

Une conférence est prévue chaque automne afin de découvrir la vie de personnages illustres en lien avec l'histoire de notre charmant village.

D'autres conférences sont également organisées sur des thêmes en lien avec notre patrimoine historique.

► Le 4 février 2017, conférence "la brique en Sologne" par Lauranne Stainier, historienne de l'art.

Lauranne Stainier, historienne de l’art a écumé les communes solognotes à la découverte des plus beaux bâtiments, passant des chaumières en pans-de-bois, aux églises pluri-centenaires, puis aux châteaux … en briques de préférence ! Ces ballades patrimoniales lui ont permis d’étudier l’évolution de l’architecture en Sologne ainsi que les différents types de parements en briques existants.

Le sol solognot est argilo-sableux, ce qui favorise la fabrication des briques et pourtant ce matériau n’a pas toujours eu l’importance qu’on lui connaît aujourd’hui. D’après la jeune historienne, jusqu’à la fin du Moyen-Age (Seconde moitié du XVe siècle), les constructions majeures – châteaux, églises et maisons bourgeoises – sont majoritairement construites en pierre. Il a fallu attendre la fin du XVe siècle pour que la brique soit employée dans la construction de ces types d’édifices. Ce qui manquait auparavant à la brique, c’est le statut de matériau noble, qu’elle obtiendra grâce aux chantiers royaux en cours en Région Centre à la fin du Moyen-Age, tels que Blois, Gien, et en première ligne, le château du Plessis-les-Tours, à la Riche, vers 1474. Ce n’est que depuis cette période que la brique tient un rôle prépondérant dans le paysage solognot.

Elle nous a brillamment expliqué les différents appareillages employés en Sologne depuis la fin du Moyen-Age. Les édifices qu’elle a pu observer lui ont permis de démontrer que la brique n’est pas disposée de la même manière durant toutes les époques. Regardez les murs de vos maisons, il y a fort à parier que les briques qui les composent sont disposées selon un appareil flamand comme les murs de la mairie et de l’école de la Ferté-Beauharnais. Il s’agit de la pratique la plus courante à l’époque contemporaine, période que les historiens font débuter à la révolution française. La plupart des maisons en briques qui composent les bourgs solognots ont été construites durant cette période, lorsque notre région connaît un développement fulgurant dont Napoléon III fut l’un des principaux acteurs. Durant cette époque, l’essor et l’enrichissement de la Sologne vont entraîner une augmentation des constructions et une utilisation de la brique par toutes les classes sociales, ce qui n’était pas le cas précédemment. En effet, sauf les constructions les plus riches, les bâtiments étaient construits en pans-de-bois et hourdis de torchis et plus récemment de briques comme le Relais du Dauphin, à la Ferté-Beauharnais (XVIIIe siècle).

Cette présentation était l’occasion d’un voyage virtuel, à la découverte du patrimoine solognot et après celle-ci, les 50 auditeurs regarderont les murs en briques d’un œil nouveau !

Texte et photos de Lauranne Stainier et Philippe Alzon

 

► Le 12 novembre 2016, conférence "La Grande Guerre revisitée ou la Grande Guerre par les morts de La Ferté Beauharnais" par Jean-Loup Bonté.

Conférence saisissante de Jean-Loup Bonté le 12 novembre 2016. Au cours de la Grande Guerre, 43 habitants, natifs ou non de La Ferté-Beauharnais, ont laissé leur vie sur les champs de bataille, en France comme à l’étranger. Les dates de leur mort sont, pour la plupart, en concordance avec celles de l’ensemble des « Bonshommes » tombés pour la France, car tel était le surnom que les combattants se donnaient entre eux. A travers eux quelques idées erronées sont corrigées, surtout en 2016, année au cours de laquelle est commémoré le centenaire de la bataille de Verdun. La présentation était illustrée de nombreuses cartes montrant les lieux de bataille mais aussi les emplacements des cimetières et des tombes.

► Le 21 novembre 2015, conférence "Eugène de Beauharnais et sa famille en Italien 1805 - 1814" par Christina Nordin.

Eugène est nommé vice-roi d’Italie par Napoléon le 7 juin 1805. « Il n’a pas d’ambitions politiques » dit l’empereur qui porte une confiance absolue à celui qui n’est encore que son beau-fils. Couronné roi d’Italie à Milan le 26 mai 1805 Napoléon se fait représenter par un vice-roi (Art VI des statuts constitutionnels de juin 1805). Il garde le garde le contrôle sur les relations extérieures, les principales nominations, le budget, les travaux publics, la convocation du corps législatif et des collèges électoraux et il reste en contact avec les autres ministres par l’intermédiaire d’un secrétaire d’Etat en poste permanent à Paris. Eugène devra travailler avec les autres ministres italiens et commander les troupes.

Le Royaume d’Italie d’Eugène comptera, par annexions successives, 6,7 millions d’habitants sur 84 000 km2, soit un tiers de la population de l’Italie. Les contraintes imposées par Napoléon (lever des troupes et des impôts) sont des tâches ingrates qu’Eugène s’efforce d’adoucir.

Après son adoption par Napoléon (12.01.1806) et son mariage avec Amélie-Auguste de Bavière (14.01.1806) le jeune couple royal vivra principalement au château de Monza, situé au nord-est de l’insalubre Milan. La nouvelle noblesse italienne participe à la vie et aux fêtes de la cour. Augusta sauvegarde sa vie de famille car cinq enfants vont naître en Italie. A Monza, les petits grandissent dans un milieu élégant, artistique et campagnard et profitent d’une très bonne éduction (arithmétiques, histoire, géographie et quatre langues vivantes).

En 1812, Eugène sera le responsable des derniers jours de la retraite désastreuse de la campagne en Russie. En 1814, après l’abdication de Napoléon en tant que roi, la situation se détériore en Italie à cause des rivalités entre partis pro-français, pro-autrichiens et indépendantistes, des hésitations des élus, des démonstrations du peuple et de l’assassinat du détesté ministre des finances le 20 avril. Eugène abdique le 26 avril et quitte l’Italie. Son épouse vient d’accoucher, mais elle et leurs cinq enfants fuiront quinze jours après.

Quel souvenir aura laissé Eugène vice-roi? Il aura été le mécène des arts et de la culture, de la musique et de la science. Il fait achever la façade du Dôme de Milan. Il réussit à récupérer des œuvres d’art pillées par les troupes Napoléoniennes et transforme le palais Brera à Milan en Pinacothèque, aujourd’hui un des grands musées d’Italie. En ouvrant de nombreuses écoles et collèges de filles, il veille à l’éducation des enfants et des jeunes filles. Il conserve l’opéra La Scala et y fait venir G. Rossini. Il encourage les travaux de B. Oriani sur la planète Uranus et ceux d’A. Volta sur l’électricité. Et surtout, en tant que militaire et urbaniste, Eugène fait construire des routes et des cols dans les montagnes, planifie l’embellissement de Milan et la création du parc de Monza (750 hectares). 

Christina Nordin, conférencière

► Le 22 novembre 2014, conférence "Claude Thiénon, professeur de dessin et ami fidèle d’Hortense" par Arthur Boyer

L’artiste Claude Thiénon (1772-1846) a côtoyé Hortense de Beauharnais pendant près de 20 ans. Il a été son professeur de dessin à la pension de Mme Campan sous le Directoire. Il est resté l’un des membres fidèles du cénacle artistique de la reine en Hollande et lors de la première Restauration. Si Thiénon a eu de nombreux amis artistes - comme Jean-Baptiste Isabey - qui l’ont aidé au cours de sa vie ses seuls protecteurs et mécènes furent Hortense de Beauharnais et Louis Bonaparte. L’Empire a été, sans aucun doute, la période la plus glorieuse de sa carrière.

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Photos prises par Philippe Alzon

Le tome XV, envoyé en janvier 2015, est l’ouvrage d’Arthur Boyer consacré à cet artiste.

► Le 9 novembre 2013, conférence en duo "Charles de Flahaut et Charles Auguste de Morny. Père et fils de la main gauche. Brillants séducteurs et fins politiques" par Madeleine Chenon et Jean-Loup Bonté.

Charles de Flahaut (1785-1870), est le fils supposé de Talleyrand avec lequel il entretiendra de bonnes relations. Il entre à l’âge de 15 ans dans un corps volontaire à cheval pour accompagner Napoléon en Italie. Il fera partie de l’armée jusqu’en 1815. En 1817, il épouse Margaret Elphinstone, baronne de Keith avec laquelle il aura cinq filles. Son fils (Ch. A. de Morny) est souvent accueilli par sa famille. Il termine ensuite sa carrière de diplomate à Londres en 1860.

Charles Auguste de Morny (1811-1865) est le fils d'Hortense de Beauharnais et de Charles de Flahaut. Personnage haut en couleurs, innovateur, fabricant de sucre de betterave, hommes d'affaires, collectionneur, grand propriétaire, créateur de champs de course et fondateur de Deauville et du Vésinet. A Saint Pétersbourg en 1857, il épouse la princesse russe Sophie Troubetzkoï et le couple aura quatre enfants.

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Photos prises par Philippe Alzon

► Le 10 novembre 2012, conférence "La campagne de Russie en 1812 - 1813 et la retraite de Moscou" par Jean-Loup Bonté .

Eugène de Beauharnais participe à cette campagne, depuis le franchissement du Niemen (23.06.1812) au départ de Köningsberg (01.01.1813) et jusqu’au 13.01.1813 à Poznan où il prend le commandement de ce qui reste de la Grande Armée suite au départ précipité de Murat. Les souffrances physiques et morales de cette campagne affecteront durablement la santé d’Eugène. Conférence illustrée par un beau diaporama.

Suivi de "Eugène de Beauharnais - un homme brave et un brave homme » par Madeleine Chenon.

► Le 11 novembre 2011, conférence "Le souvenir de la guerre de 1870 dans le Loir-et-Cher" par Jean-Loup Bonté .

Cette conférence a été illustrée par un choix de documents tels que le rapport de 1878 au Président de la République relatif à l’exécution du traité de Francfort pour la partie relevant des sépultures militaires ou bien par des photographies de monuments et de sépultures élevés dans les années 1871-1875 et pour certains, dans les premières années du 20ème siècle. Nous avons appris que le département a vu nombre de combats entre le 25 octobre 1870 (Binas) et le  29 janvier 1871 (Blois-Vienne et Dhuizon), ceux-ci ne mettant en présence que des effectifs assez limités, à l’exception notable de ceux s’étant déroulés autour de Vendôme fin décembre-début janvier. À la suite de ces événements, 1 450 militaires français ou allemands reposent dans 45 communes du département, soit en sépulture individuelle, soit en fosse commune. Ces dernières ont été élevées aux frais de l’État dans les cimetières communaux, à quelques exceptions près, notamment pour les sépultures individuelles, françaises ou allemandes. En conclusion, si la Sologne a été relativement épargnée sauf autour de Salbris, il n’en est pas de même pour le Nord de la Loire, ces opérations étant concomitantes avec la poursuite de la 2nde Armée de la Loire du général Chanzy par les armées du Grand-duc de Mecklembourg-Schwerin, Chanzy ayant été défait finalement devant le Mans en décembre 1870.