Publications à propos de la famille de Beauharnais

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1°) Eugène

Dense et passionnant, ce livre est le premier publié en Suédois sur la vie d'Eugène. Il retrace de manière précise sa carrière militaire, les résidences et les bonheurs de sa vie familiale, ses responsabilités durant la retraite de Russie et son indéfectible attachement à son beau-père Napoléon. Il montre comment Eugène, vice-roi d'Italie et excellent administrateur, était obligé d'obéir aux ordres de Napoléon même s'il désirait personnellement améliorer les conditions de vie des Italiens et éviter d'y lever des armées et des impôts supplémentaires pour l'Empire.

L'auteure Mme Kerstin Nohrenius, ancienne directrice de communication, a pu consulter des documents inexplorés de la bibliothèque Bernadotte, tant pour ce premier livre (2006) que pour son second (article n°4).

 

 

 

 

 

 

2°) Eugène et Adam, le prince et le peintre

Ricardo Papi : « Eugène et Adam, Le Prince et le Peintre. »

Ce grand et beau livre devrait passionner tous ceux qui aiment la vie militaire, la peinture et s’intéressent à Eugène de Beauharnais. Adam Albrecht (1786 - 1862) travaille comme peintre officiel de 1809 à 1814 à la cour du Vice-roi d’Italie à Milan. Ensuite, le peintre retrouvera Eugène à Munich en 1815, peindra d’autres tableaux pour lui tout en se constituant une clientèle fortunée importante.

En 1839, suite au mariage de Maximilien, fils cadet d’Eugène, avec Marie Nikolaïevna, fille du tsar Nicolas Ier de Russie, Albrecht obtient une commande de 16 tableaux de grande dimension destinés à orner une salle de l’énorme palais « Marijnsky » en construction pour le jeune couple. Il s’agit des batailles importantes d’Eugène durant les campagnes en Italie et Autriche en 1809.

Mais aussi de celles de la campagne de Russie en 1812-1813 où le peintre, à l’ordre du prince, quittera la Grande Armée à Moscou, pour retourner par ses propres moyens en Allemagne. Il travaillera toute sa vie pour terminer une série de tableaux connus sous le nom de « Cycle de Leuchtenberg ». Les successions et à la Révolution russe de 1918 ont contribué à disperser ces peintures.

Le grand mérite de Ricardo Papi, l’auteur principal et éditeur de ce livre, est d’avoir réussi à reproduire la plupart de ces tableaux, suite à un travail d’enquête minutieuse qui l’a mené aussi bien chez les descendants de Maximilien qu’à travers les musées publics, les galeries et les collections particulières d’Europe. Six co-auteurs, experts ou chercheurs, l’ont aidé à retrouver, à identifier et à commenter ces œuvres où foisonnent personnages historiques, uniformes, armes, animaux, explications tactiques et vues d’ensemble.
D’autres chapitres du livre ne manquent pas d’intérêt. Le récit de la vie d’Adam Albrecht se fonde sur ses propres mémoires et racontent sa jeunesse et ses premiers jours à Milan. Les souffrances des militaires et des chevaux de la Grande Armée y sont décrits au jour le jour. R. Papi fournit aussi des chiffres précis sur le nombre d’hommes, de chevaux et d’armes levés à plusieurs reprises en Italie.
Cet ouvrage remarquable est publié et vendu par l’auteur (Bremen 2012, 344 p. in-folio). Pour le commander voir : http://www.albrechtadam.com/site/?p=103

3°) La confession d'une reine

Un quatrième livre suédois vient de paraître : « La confession d’une reine ». Ce livre bien écrit dévoile de nombreux aspects de l’Eglise catholique en Suède, à Stockholm et dans d’autres villes. Barbro Lindqvist, son auteur (1928-2013), était juriste et conseillère au tribunal, suédoise et catholique. A travers de dix-sept courts récits elle nous fait découvrir les vicissitudes des prêtres, des paroisses et des convertis catholiques dans la Suède du 19ème siècle, à l’époque où Joséphine, fille ainée d’Eugène de Beauharnais, était reine.

Un premier récit explique le titre du livre. La reine Joséphine a écrit une vingtaine de lettres au pape Pie IX. Pourquoi ? Lorsqu’elle arrive en Suède en juin 1823 en tant que fiancée d’Oscar Bernadotte (futur roi de Suède et de Norvège) elle a obtenu le droit de rester catholique (mais ses enfants doivent être protestants). L’Eglise catholique ne comptait alors qu’un curé et quelque 500 catholiques, la plupart très pauvres.

Cette Eglise était constamment combattue par les évêques luthériens : ses membres n’avaient pas le droit d’accéder au statut de fonctionnaire et les luthériens n’avaient absolument pas de droit de se convertir. Pendant 45 ans, Joséphine ne fera jamais cas de sa foi mais œuvrera discrètement pour soutenir l’Eglise catholique et obtenir le droit de liberté religieuse.

Elle s’adresse au pape de 1860 à 1876, elle lui écrit en français. Elle exprime sa compassion lors des guerres civiles et de la perte des terres du Vatican en 1860. Elle le remercie pour un cadeau - une camée sertie d’or - en 1862. En 1868 elle peut lui annoncer la nouvelle législation plus favorable à la liberté religieuse. La reine fera ensuite part de ses souhaits à propos du choix du curé responsable de la paroisse de Stockholm et qui recevait les confessions de Joséphine : « il faut qu’il parle suédois, qu’il soit apte à résoudre des conflits internes et à participer la vie sociale de la haute société protestante ». Plus tard, elle sollicite le droit d’être reçue en audience (celle-ci aura lieu le 25 mai 1875). En 1876, quelques jours avant son soudain décès, Joséphine informe le pape de ses plans : construire une maison de retraite pour les femmes catholiques pauvres à Stockholm. L’engagement de Joséphine pour l’Eglise portera ses fruits. Trois ans plus tard les pères jésuites seront bien reçus et entameront le développement moderne de l’Eglise catholique en Suède.
La lecture d’un deuxième récit nous renseigne sur le sort de sept femmes converties. En 1852, elles sont tout d’abord fermement interrogées, l’une après l’autre, par des pasteurs de l’Eglise luthérienne sur les raisons de leur conversion. Elles ne se rétracteront pas! Ensuite, elles sont dépossédées de tous leurs biens, condamnées à l’exil, puis expulsées du pays en 1858 avec leurs familles. Suite à la loi sur la liberté religieuse elles pourront revenir une dizaine d’années plus tard.

Un des derniers récits décrit les nombreux voyages du père Bernhard Stolberg avec son autel portatif. Autrichien et de famille noble, ce militaire avait été invité pendant un voyage en Suède aussi bien par la reine Joséphine que les curés de Stockholm, ce qui éveilla sa vocation: «Je veux être missionnaire en Suède et en Norvège», deux pays bien différents de son pays d’origine. A partir de 1870, ce curé voyagera en train et toujours avec un petit autel artisanal en bois. Il passera 50 ans à visiter, secourir et réconforter les catholiques domiciliés loin des paroisses des grandes villes. C’est ainsi qu’il fait la connaissance d’ouvriers du verre allemands, d’agriculteurs polonais, de musiciens italiens, d’artistes de cirque, de bouchers, de vanniers et de marins (descendants d’immigrés), toujours en défendant les droits et les devoirs des catholiques de Suède. Connu comme « M. le Comte » - surnom qu’on lui donna à cause de son élégance et de son comportement généreux - il aida discrètement les pauvres et vécut très modestement jusqu’à sa mort en 1926.

4°) la reine Joséphine de Suède et de Norvège

"Joies et peines d'une vie de reine – la reine Joséphine de Suède et de Norvège" (2012) a été écrit par Kerstin Nohrenius en collaboration avec Lars Wiklund, délégué du "Souvenir Napoléon en Suède".
Au-delà d'un portrait approfondi de la princesse, premier enfant d'Eugène, de la vie du couple et de celle de leurs cinq enfants, ce livre retrace aussi l'état de la Suède en 1823 (un pays pauvre) lorsqu'elle arrive pour s'y marier avec Oscar Bernadotte, prince héritier de Suède et de Norvège.

Les destinées des autres enfants d'Eugène ne sont pas oubliées : Eugénie, décédée des suites de la tuberculose, August, prince consort du Portugal, Amélie, impératrice du Brésil et Théodolinde, amoureuse de son cousin Louis Napoléon. Les auteurs décrivent aussi celle de Maximilien, époux de Maria, fille fantasque du tsar Nikolaï II, ainsi que leur descendance aux destins tragiques dans la Révolution russe.
Ces deux ouvrages sont magnifiquement illustrés (portraits, manuscrits, résidences princières, œuvres d'art de l'époque etc.).

Le troisième livre présente un aspect assez peu connu : les démarches de la reine Josefina de Suède et de Norvège pour améliorer le sort des ressortissants catholiques dans les deux pays. Il nous montre le combat discret mais persévérant qu'elle mena durant toute sa vie tant pour la liberté religieuse que pour améliorer le sort des catholiques pauvres et âgés, femmes ou hommes, suédois et norvégiens. Préfacé par la princesse Christina, sœur du roi Charles XIV Gustave, cet ouvrage est le résultat d'un colloque tenu en 2007, organisé par l'évêché de l'Église catholique à Stockholm et l'Association
historique catholique suédoise. Le plus : un CD avec des musiques écrites par Josefina, son époux Oscar Ier et leurs enfants. Certaines chansons composées par leur fils Gustave (décédé à l'âge de 25 ans) font aujourd'hui parties des trésors musicaux bien connus.

 

5°) Om och kring Beauharnais / Autour des Beauharnais.

Nordin, Ch. – M. Lalière :
Om och kring Beauharnais / Autour des Beauharnais
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Livre en suédois et en français offert par l’association à la princesse Victoria de Suède, descendante d’Eugène de Beauharnais et à son époux le prince Daniel, pour leur mariage le 19 juin 2010.

Exemplaire unique, non mis en vente.
Les remerciements du couple princier, avec photo